12 avril 2008

1.

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Premier article. Pour l'instant rien à dire.

J'attends.

S'te tof, c'est moi dans le TER quand je suis revenue du Week-end en amoureux avec mon amoureux. Bizarrement, j'aime bien cette photo, même si elle est totalement ratée. Ce premier article sera pour lui finalement. Lui, le seul, l'unique. Encore un article mielleux d'une fille amoureuse, z'allez me dire. Ah gniark, je suis juste accro à lui, à ce putain de blond. Vous avez déjà fait confiance à quelqu'un ? Non, vous savez une vraie confiance, un truc à vous rendre complétement dingue, une confiance aveugle. Oui aveugle, je pourrais avancer les yeux fermés, si je sais qu'il me tient la main, tout va bien. L'imaginer me faire du mal est inconcevable. Cette idée me rébute, me dégoute tant elle est impropable. Vous devez vous dire: "Bordel encore une nana qui croit dur comme fer à son histoire et qui dans un an se sera ramassée la gueule." Surtout que vous savez quoi ? Nous ne sommes ensemble que depuis 6 mois. 6 mois c'est tout petit vous allez me dire, pourtant c'est ma plus grande histoire. Et puis, 6 mois renforcée par deux ans d'amitié.

Au début c'est l'histoire de squat devant un lycée. Non, non, il faut revenir encore plus en arrière.

Nous il y a 5 ans. Au début c'est l'histoire d'une petite blonde aux cheveux frisés qui a décidé que je serais son amie :). Sans cette blonde aujourd'hui je ne serais pas tout à fait la même j'crois bien. Cette fille m'a accompagné et m'accompagne toujours, elle m'est indispensable. Bref, grâce à elle j'ai fait la rencontre de deux mecs. Le premier, celui qui m'a bouffé pendant trois ans. Celui que l'on remarque toujours en premier, celui qui fait le pitre pour amuser la galerie, toujours, toujours. On se raccroche à l'espoir furtif qu'il y ait quelque chose derrière, on se sent unique dès qu'il vous confie quelque chose d'un peu spécial, on se sent exceptionnel même parfois. On pleure, on pleure, on pleure. On se sent seule, délaissée, triste, et pourtant, on s'accroche. On veut croire que cette histoire est autre chose qu'une histoire d'adolescents, et puis on se ramasse la gueule, à plat, par terre. On se sent nulle, moins que rien, PAF c'est comme si on se prenait un gros troc d'arbre dans la tronche. Merde, c'était une histoire à sens unique ! Ce que je prenais pour exceptionnel était en fait banal. Un geste gentil de lui envers moi et je trouvais ça extraordinaire, pour me rendre compte aujourd'hui que les gestes d'amour, même les plus simples, sont les plus savoureux et qu'ils ne demandent aucun effort. Je le voyais comme un garçon à part, c'est l'image qu'il voulait donner. Je le trouvais génial, il avait les yeux qui brillaient, il voulait être reconnu, ça se voyait et moi je l'admirais, mais ça ne lui a pas suffit, ça ne lui a jamais suffit, il lui en fallait toujours plus. L'amour et le respect des gens qui ne le connaissaient pas, plutôt que l'amitié et l'admiration des gens qui l'entouraient depuis des années. Ce type me paraissait extraordinaire. Puis un jour, j'ai ouvert les yeux, il n'était que du vent, il n'a été que du vent. Regardé par tous, mais aussi moqué par tous. Sa musique n'était rien. J'ai toujours été attiré par les mecs un peu durs en apparence mais qui dans le fond cachaient des sentiments, des histoires compliquées. Je développais une sorte de fascination extrème, qui me poussait à devenir tout ce que je détestais. Bref, cette histoire, loin d'être une erreur, m'a juste détruite de A à Z. Dans ces moments là, on se raccroche à tout ce qu'on peut, elles bien sur, mais lui surtout. Quoi de mieux que son meilleur ami pour essayer de comprendre ?? Ce meilleur ami qui lui aussi était complétement délaissé, au profit de substances illicites et de types pas vraiment fréquentables. Ce meilleur ami, qui à la base me servait, m'apportant tous les renseignements possibles et imaginables sur l'autre. C'est dingue comme le malheur rapproche les gens. On était tous les deux malheureux à cause de lui, sans oser lui dire, sans oser lui en vouloir, on était bien les seuls à croire encore qu'il pouvait changer et revenir. Les soirées à 3, ces moments heureux. J'avais l'impression d'être invincible. Au fur et à mesure que leur amitié passait à la trappe, celle avec le blond se renforçait, encore et toujours. En lui, je trouvai tout ce dont j'avais besoin, réconfort, rire, bonheur. Il m'aimait, c'était évident, mais je ne voulais pas le voir, pas le savoir. Chut, je ne m'aimais pas, comment aimer ? Pire, comment se laisser aimer ? Pourtant, je savais, je savais qu'il me rendrait heureuse si seulement j'osais me laisser aller, je savais qu'avec lui tout serait exceptionellement parfait. "Il est le mec parfait pour n'importe quelle fille normalement constituée." Je n'étais pas une fille normalement constituée. L'histoire avec l'autre n'était pas finie, il fallait que je me détruise jusqu'au bout, que je détruise tout, qu'on salisse tout, pour mieux tout reconstruire après. Pendant ce temps, le blond devenait mon meilleur ami, je lui ai tout dit, le meilleur comme le pire, j'ai testé ces limites, je l'ai poussé à bout, deux ans à lui faire subir ce que je n'aurais pu supporter un mois. "Deux gosses un peu paumés, mais qui ensemble gravissent des montagnes." Il m'a pris dans ses bras, m'a calmé des dizaines de fois, a supporté mes sautes d'humeur, a supporté de me voir avec lui et avec d'autres. Finalement j'ai été aussi une véritable garce. Seulement faire du mal, se faire du mal, supporter un malheur certain, c'est tellement plus facile que de tout envoyer chier et de dire un grand OUI au bonheur. Puis, j'ai décidé d'être toute seule, j'ai écouté une dernière fois ce que le premier avait à me dire, j'y ai cru, j'y crois encore, parce que ce qu'il m'a dit cette nuit là m'a fait du bien. Bordel, après deux ans à l'aimer, à tout faire pour lui, à l'attendre, cette forme de reconnaissance arrivait enfin, je n'avais pas été rien. Je n'avais pas non plus été tout, mais chut le peu me suffisait cette nuit là. Je suis partie, on ne s'est plus jamais revu. Il était temps. Il était temps que je m'aime de nouveau. Un été et puis ce 20 octobre. Non, d'abord, cet été foireux où j'ai été pire qu'une garce avec lui, parce que je refusais toute forme d'amour masculin. Cette rentrée où j'ai décidé que je n'avais rien à perdre et où j'ai décidé de me laisser aller. Ce 20 octobre. Cette date me fait sourire rien que d'y penser. You Can Leave Your Hat On.

Je souris, je me souviens de notre gueule au réveil et du bal maqué (ohé ohé), je me souviens de cette nuit, courte, de ces phrases murmurées. Tout est passé très vite, tout passe très vite. 6 mois et je n'ai pas envie d'en dire plus ici. Le malheur est beaucoup plus intéressant à raconter. Je ne veux pas raconter nos fous rires, nos nuits, nos câlins. Oui, nous avons notre routine, oui c'est un peu banal, mais elle me plaît cette routine. Je ne veux pas la raconter non plus. Je ne veux pas raconter notre quotidien. Je ne veux pas raconter nos problèmes, nos engueulades, nos joies, nos peines, nos contradictions. Je ne veux rien raconter de tout ça. Ca se dit pas tout ça. Avec l'autre, j'écrivais tout, je voulais tout garder, pour ne rien perdre, parce que chaque moment me paraissait extraordinaire. Ce grand blond m'a fait prendre conscience que ce qui est extraordinaire, c'est la constance. Je n'ai pas besoin de tout noter, tout retenir, certaines choses s'envolent, il doit y en avoir des dizaines que j'ai déjà oublié, mais ce grand blond, j'ai la certitude de ne pas le perdre et c'est ça qui est bon. Je ne cours après aucune belle histoire, je n'attends personne pour une fois. J'ai une confiance inébranlable en lui, comme je n'ai confiance en personne d'autres d'ailleurs. Je sais qu'il sera toujours là, quoi que je fasse, où que j'aille.

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Posté par popss à 17:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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