The Girl In The Dirty Skirt

02 mai 2008

11h36

Ce matin je me sens opressée, j'arrive pas à bien respirer et ça me fait peur, comme d'hab je dirais. Je suis fatiguée et puis j'ai un peu la flèmme d'aller à la fac, j'ai juste envie d'être en été, il fera beau et je n'aurai plus à me préoccuper de rien. Je pense à tous ces gens qui vont partir aux quatres coins de France et que moi je vais rester ici, ça me fait un peu mal au coeur, mais y'a l'amoureux et ça c'est cool :).

Un article de rien juste pour dire que tout va bien ou que tout va mal.

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13 avril 2008

19h07

Madame. Monsieur.

Dehors il pleut. C'est officiel, je n'ai rien foutu de la semaine. J'ai envie d'écrire. La Toussaint, la Crète ? Oh oui, oui, oui. :D

Je nous vois déjà les pieds dans l'eau.

Je pense à mon tiboutoflov' sur ses ski :D.
Je pense à Manon à Barcelona. Même qu'elle ne m'a pas répondu la vilaine.
Je pense au fait que dans une semaine, je suis censée retourner à la fac et que ça me fait mal au cul.

Non, ce n'est pas possible, je ne peux pas, pas maintenant. Dans une dizaine d'années, je serai heureuse s'il m'arrivait un truc comme ça !! Ouin vraiment très, mais là ... non non non, pas tout de suite.

Les filles la fois dernière m'ont dit "putain on va déprimer quand on aura 19 ans." En fait le cap c'est pas 18 ans. Dix Huit ans c'est bien on est content, même très content, on vote, on peut aller à Marché Plus acheter de l'alcool fort, mais rien de vraiment changeant. Le cap, c'est 19 ans, parce que 19 ans ça veut dire qu'on devient grand, même trop grand. Ca veut dire que bientôt on sera dans les plus de 20 ans. Ca veut dire qu'on vieillit, trop sans doute. Ca veut dire qu'on doit se poser 20 000 questions à la minute pour savoir ce qu'on veut faire pour le restant de sa vie. Le courage m'en manque parfois, mais j'avoue je ne veux plus trop y penser. Je m'efforce de vivre au jour le jour avec tous les gens qui m'accompagnent. J'ai pas envie de me projeter dans l'avenir, sauf parfois avec TOI quand je me prends à rêver de notre vie plus tard à Montpellier ou ailleurs. Avoir des projets un but, il parait que c'est ça qui fait avancer. Je sais pas vraiment. La fois dernière, je me suis imaginée ce qu'on deviendrait tous.

Manon voyagera malgrè sa peur de l'avion, elle fera tout en train s'pa grave, elle ira là où on lui proposera du boulot, elle aura eu un contrat avec TF1, mais son éthique l'aura empéché de le signer malgrè tout le fric qu'elle aurait pu se faire.
Mathilde aura un poste haut placé dans une entreprise, elle gagnera plein de fric qu'elle pourra dépenser dans du commerce équitable histoire de se donner bonne conscience, peut-être qu'elle se lancera dans la réalisation d'entreprise en vendant des produits équitables. En tout cas Mathilde ne restera pas dans le nord, peut-être même pas en France.
Allyson, elle sera avocate en entreprise, elle ira là où Charles devra aller, elle le suivra, elle finira sans doute femme au foyer, une femme de militaire ne peut pas rester bien longtemps active.
Alice a défaut de devenir mannequin sera... j'avoue je ne sais pas.
Alexandra sera indépendante, avec son métier elle sera amené à voyager partout dans le monde, à 35 ans elle se mariera avec un black aux Antilles.
Raphaëlle, j'espère qu'un jour elle se rendra compte qu'elle n'aime pas les garçons, du moins pas autant que les filles, je ne sais pas trop ce qu'elle deviendra.
Stéphane, après ses 8 ans d'études sera au milieu de la nature, célibataire pendant longtemps un jour il toruvera une fille qui le mérite, pas forcément super intelligente comme lui, mais une fille intéressante qui lui fera découvrir autre chose que les mathématiques ^^.
Louis, il ira à Paris, son école de commerce pour faire plaisir à papa & maman on s'en fout, il ira à paris et se lancera dans des projets farfelus, il aura un boulot stable à coté quand même parce que bon faut pas trop pousser =).
Jeremy, lui aussi je ne sais pas.

Quand à toi mon tibotoflove, cette personne un peut à part ds ma vie, je ne sais pas quel métier tu feras et avec quelle fille tu seras mais je sais que tu feras de grandes choses :).

Mon amoureux n'est pas très loin de moi, il est assis, baille un peu, il regarde par sa fenêtre et qu'est ce qu'il est beau.

Et je me sens bête de projeter les gens dans l'avenir comme ça, personne ne sait ce qu'ils vont devenir tous ces gens. Et surtout, c'est bête parce que j'arrive à projeter les autres dans un avenir plus ou moins proche, j'ai confiance en eux, en leur avenir, je sais que ce sont de grandes personnes donc ils feront de grandes choses, mais je n'ai pas confiance en moi. Je vois pas très bien ce que je pourrai en faire de tout ça. C'est bizarre quand on est petit comme tout paraît plus simple. On a idée de ce qu'on veut faire, avec exactitude parfois, on sait si on aura un mari et combien d'enfants, on a la certitude que rien ne chamboulera tout ça. Aujourd'hui, je ne vois pas ce qui me rendrait heureuse de faire plus tard.

Dans mes rêves, je commencerai par faire le tour du monde. Oui, oui partir comme ça sans but, j'ai toujours remis ça à plus tard et puis la réalité me rattrape vite. Je ne suis pas cette fille là, je ne peux pas partir comme ça, je n'en ai pas le courage et surtout je ne suis pas cette fille là. Regardez moi avec mes hauts talons, mon confort, mon argent. J'aurai aimé être quelqu'un d'autre ça c'est vrai. J'aurai aimé me contenter du peu, pas de choses matérielles, juste partir. J'aurai aimé mais il en est autrement. Dans mes rêves, j'aimerai avoir des enfants, oui parce que je veux voir ce que ça fait d'avoir un truc qui bouge dans son ventre, je veux mettre au monde un enfant, même si ça sera sans doute l'acte le plus égoïste de ma vie. Mettre un enfant au monde aujourd'hui, c'est cruel. Pour lui donner une planête toute naze, des guerres et de la haine. Mais je veux vivre ça, je veux en prendre pour 20 ans et tant pis. Je veux passer mon temps à écrire, même si j'écris que de la merde, j'écris rien d'intéressant. J'écris de la manière la plus égoïste qui soit, j'éris sur moi, comme si j'étais le nombril de ce monde, alors que je n'ai rien d'intéressant. Parfois, dans le métro ou ailleurs, je regarde les gens et j'ai l'impression d'être extérieur à tout ça, j'observe des scènes de vie et ça m'amuse follement, ça peut être un couple qui s'embrasse, plus ils sont jeunes, plus je les trouve mignons ou à l'inverse plus ils sont vieux plus je les trouve mignons. Parfois, je regarde une mère qui engueule son fils, un clodo bourré, des petites pétasses de 12 ans qui se prennent pour plus vieilles. Parfois je me dis que ce sont toutes ces scènes de vie qui me nourissent. Je les emmagasine, j'y repense, je les admire, je les écris, souvent je n'ai rien pour écrire alors ces scènes s'envolent.

Je me retrouve dans ces amphis et bien souvent j'observe aussi, toute cette mascarade de jeunes qui essaient de se donner un avenir, à peu de choses près ils se ressemblent tous, ça doit être la fac qui fait ça, mais c'est une foule d'anonymes, une masse, pas un ne s'en distingue, ils deviendront avocats ou moins que ça, peu importe, tout le monde s'en fout. Je me suis mise dans la filière la plus carrée qui soit. Ca me fait peur tout ça.

De toutes façons, tout me fait peur.

J'ai l'impression d'être dans un putain de mauvais film. Comme quand l'héroïne crève au moment le plus heureux de sa vie, au moment où elle décide d'être enfin heureuse. Bordel, j'ai horreur de cette attitude négative, ce n'est pas moi et ça me fait peur. J'ai peur de m'enfoncer, je garde la tête hors de l'eau. J'ai une boule dans la gorge, j'ai envie de pleurer, je me retiens, je me retiens.

 

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Choubidou, bidou Wahhh !

Putain de merde. La vérité, c'est que j'ai peur. Tout le temps constamment. Peur de vivre tout simplement. Tous les matins quand je me réveille, je me dis que c'est peut-être le dernier jour de ma vie. C'est triste comme pensée, morbide, morose. A quoi pensent les gens quand ils se lèvent le matin ?

Puis, je m'en veux, je m'en veux beaucoup, parce que je n'ai aucune maladie, je n'ai aucune raison de mourir demain ou même dans deux semaines. J'ai peur des morts qui arrivent comme ça et qu'on explique par ce petit truc qui s'appelle le destin. J'ai peur pour les autres aussi. Et si c'était la dernière fois que je le(s) revoyais ? Il faut bien vivre, il faut bien avancer, alors je m'efforce de combattre mes peurs, elles sont irrationelles. Je me suis efforcée de sortir en boite la fois dernière, par envie, mais aussi et surtout pour combattre ma peur. C'est bête je sais, mais sortir en boite, veut dire revenir de boite, il peut se passer n'importequoi. Il peut aussi ne rien se passer, je ne vois pas le coté positif des choses. Parfois, j'ai juste l'impression qu'il n'y a pas de justice. Je me sens bête, tout s'est toujours bien passé pour moi, ainsi que dans ma famille. Quand je vois que dans d'autres, les gens ont des cancers, des maladies en tout genre, des morts qui sont là et on ne sait pas pourquoi. Cette idée me bouffe. Je ne crois pas en un Dieu incertain. Juste l'impression que tout ce qui est arrivé de bien finira par se retourner un jour contre moi, c'est pas vrai, on ne peut pas être juste heureux toute sa vie. Je vis avec l'idée qu'il va forcément se passer une couille un jour ou l'autre. En attendant je devrais profiter !

Juste peur d'être coupée en plein vol. C'est comme si je me préparais constamment à perdre quelqu'un que j'aimais, un travail de deuil constant et pourtant je suis persuadée que si je perdais vraiment quelqu'un que j'aime, tout ce "travail de préparation", ne servirait à rien, le chagrin serait le même. Parfois, je pense à des choses incroyablement tristes et je me demande si je m'en reléverai si ça m'arrivait.

Je me sens névrosée, bête et stupide. Je me sens nulle, conne, folle. J'ai parfois l'impression de sombrer et pourtant je me bats, pour sourire, pour rire, pour oublier tout ça. Mais ça revient sans cesse. Parfois je craque, il est là, me supporte. Parfois, le matin, je voudrais rester sous ma couette toute la journée, je me sens protégée enfouie là-dessous. J'ai l'impression que rien ne peut m'atteindre.

Puis, j'ai peur de ne pas avoir l'avenir qu'on s'est imaginé tous les deux :). J'ai peur d'être coupé en plein vol. Ma vie doit redevenir légère. Je n'aspire qu'à ça. A ne plus penser à ces idées de mort qui me pèsent. J'aspire à me lever le matin, à prendre mon petit déj, à passer ma journée de façon légère, à me réjouir de choses normales, à déprimer quand j'ai foiré un exam, des trucs simples, normaux, que je n'arrive plus à faire.

STOP

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1.

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Premier article. Pour l'instant rien à dire.

J'attends.

S'te tof, c'est moi dans le TER quand je suis revenue du Week-end en amoureux avec mon amoureux. Bizarrement, j'aime bien cette photo, même si elle est totalement ratée. Ce premier article sera pour lui finalement. Lui, le seul, l'unique. Encore un article mielleux d'une fille amoureuse, z'allez me dire. Ah gniark, je suis juste accro à lui, à ce putain de blond. Vous avez déjà fait confiance à quelqu'un ? Non, vous savez une vraie confiance, un truc à vous rendre complétement dingue, une confiance aveugle. Oui aveugle, je pourrais avancer les yeux fermés, si je sais qu'il me tient la main, tout va bien. L'imaginer me faire du mal est inconcevable. Cette idée me rébute, me dégoute tant elle est impropable. Vous devez vous dire: "Bordel encore une nana qui croit dur comme fer à son histoire et qui dans un an se sera ramassée la gueule." Surtout que vous savez quoi ? Nous ne sommes ensemble que depuis 6 mois. 6 mois c'est tout petit vous allez me dire, pourtant c'est ma plus grande histoire. Et puis, 6 mois renforcée par deux ans d'amitié.

Au début c'est l'histoire de squat devant un lycée. Non, non, il faut revenir encore plus en arrière.

Nous il y a 5 ans. Au début c'est l'histoire d'une petite blonde aux cheveux frisés qui a décidé que je serais son amie :). Sans cette blonde aujourd'hui je ne serais pas tout à fait la même j'crois bien. Cette fille m'a accompagné et m'accompagne toujours, elle m'est indispensable. Bref, grâce à elle j'ai fait la rencontre de deux mecs. Le premier, celui qui m'a bouffé pendant trois ans. Celui que l'on remarque toujours en premier, celui qui fait le pitre pour amuser la galerie, toujours, toujours. On se raccroche à l'espoir furtif qu'il y ait quelque chose derrière, on se sent unique dès qu'il vous confie quelque chose d'un peu spécial, on se sent exceptionnel même parfois. On pleure, on pleure, on pleure. On se sent seule, délaissée, triste, et pourtant, on s'accroche. On veut croire que cette histoire est autre chose qu'une histoire d'adolescents, et puis on se ramasse la gueule, à plat, par terre. On se sent nulle, moins que rien, PAF c'est comme si on se prenait un gros troc d'arbre dans la tronche. Merde, c'était une histoire à sens unique ! Ce que je prenais pour exceptionnel était en fait banal. Un geste gentil de lui envers moi et je trouvais ça extraordinaire, pour me rendre compte aujourd'hui que les gestes d'amour, même les plus simples, sont les plus savoureux et qu'ils ne demandent aucun effort. Je le voyais comme un garçon à part, c'est l'image qu'il voulait donner. Je le trouvais génial, il avait les yeux qui brillaient, il voulait être reconnu, ça se voyait et moi je l'admirais, mais ça ne lui a pas suffit, ça ne lui a jamais suffit, il lui en fallait toujours plus. L'amour et le respect des gens qui ne le connaissaient pas, plutôt que l'amitié et l'admiration des gens qui l'entouraient depuis des années. Ce type me paraissait extraordinaire. Puis un jour, j'ai ouvert les yeux, il n'était que du vent, il n'a été que du vent. Regardé par tous, mais aussi moqué par tous. Sa musique n'était rien. J'ai toujours été attiré par les mecs un peu durs en apparence mais qui dans le fond cachaient des sentiments, des histoires compliquées. Je développais une sorte de fascination extrème, qui me poussait à devenir tout ce que je détestais. Bref, cette histoire, loin d'être une erreur, m'a juste détruite de A à Z. Dans ces moments là, on se raccroche à tout ce qu'on peut, elles bien sur, mais lui surtout. Quoi de mieux que son meilleur ami pour essayer de comprendre ?? Ce meilleur ami qui lui aussi était complétement délaissé, au profit de substances illicites et de types pas vraiment fréquentables. Ce meilleur ami, qui à la base me servait, m'apportant tous les renseignements possibles et imaginables sur l'autre. C'est dingue comme le malheur rapproche les gens. On était tous les deux malheureux à cause de lui, sans oser lui dire, sans oser lui en vouloir, on était bien les seuls à croire encore qu'il pouvait changer et revenir. Les soirées à 3, ces moments heureux. J'avais l'impression d'être invincible. Au fur et à mesure que leur amitié passait à la trappe, celle avec le blond se renforçait, encore et toujours. En lui, je trouvai tout ce dont j'avais besoin, réconfort, rire, bonheur. Il m'aimait, c'était évident, mais je ne voulais pas le voir, pas le savoir. Chut, je ne m'aimais pas, comment aimer ? Pire, comment se laisser aimer ? Pourtant, je savais, je savais qu'il me rendrait heureuse si seulement j'osais me laisser aller, je savais qu'avec lui tout serait exceptionellement parfait. "Il est le mec parfait pour n'importe quelle fille normalement constituée." Je n'étais pas une fille normalement constituée. L'histoire avec l'autre n'était pas finie, il fallait que je me détruise jusqu'au bout, que je détruise tout, qu'on salisse tout, pour mieux tout reconstruire après. Pendant ce temps, le blond devenait mon meilleur ami, je lui ai tout dit, le meilleur comme le pire, j'ai testé ces limites, je l'ai poussé à bout, deux ans à lui faire subir ce que je n'aurais pu supporter un mois. "Deux gosses un peu paumés, mais qui ensemble gravissent des montagnes." Il m'a pris dans ses bras, m'a calmé des dizaines de fois, a supporté mes sautes d'humeur, a supporté de me voir avec lui et avec d'autres. Finalement j'ai été aussi une véritable garce. Seulement faire du mal, se faire du mal, supporter un malheur certain, c'est tellement plus facile que de tout envoyer chier et de dire un grand OUI au bonheur. Puis, j'ai décidé d'être toute seule, j'ai écouté une dernière fois ce que le premier avait à me dire, j'y ai cru, j'y crois encore, parce que ce qu'il m'a dit cette nuit là m'a fait du bien. Bordel, après deux ans à l'aimer, à tout faire pour lui, à l'attendre, cette forme de reconnaissance arrivait enfin, je n'avais pas été rien. Je n'avais pas non plus été tout, mais chut le peu me suffisait cette nuit là. Je suis partie, on ne s'est plus jamais revu. Il était temps. Il était temps que je m'aime de nouveau. Un été et puis ce 20 octobre. Non, d'abord, cet été foireux où j'ai été pire qu'une garce avec lui, parce que je refusais toute forme d'amour masculin. Cette rentrée où j'ai décidé que je n'avais rien à perdre et où j'ai décidé de me laisser aller. Ce 20 octobre. Cette date me fait sourire rien que d'y penser. You Can Leave Your Hat On.

Je souris, je me souviens de notre gueule au réveil et du bal maqué (ohé ohé), je me souviens de cette nuit, courte, de ces phrases murmurées. Tout est passé très vite, tout passe très vite. 6 mois et je n'ai pas envie d'en dire plus ici. Le malheur est beaucoup plus intéressant à raconter. Je ne veux pas raconter nos fous rires, nos nuits, nos câlins. Oui, nous avons notre routine, oui c'est un peu banal, mais elle me plaît cette routine. Je ne veux pas la raconter non plus. Je ne veux pas raconter notre quotidien. Je ne veux pas raconter nos problèmes, nos engueulades, nos joies, nos peines, nos contradictions. Je ne veux rien raconter de tout ça. Ca se dit pas tout ça. Avec l'autre, j'écrivais tout, je voulais tout garder, pour ne rien perdre, parce que chaque moment me paraissait extraordinaire. Ce grand blond m'a fait prendre conscience que ce qui est extraordinaire, c'est la constance. Je n'ai pas besoin de tout noter, tout retenir, certaines choses s'envolent, il doit y en avoir des dizaines que j'ai déjà oublié, mais ce grand blond, j'ai la certitude de ne pas le perdre et c'est ça qui est bon. Je ne cours après aucune belle histoire, je n'attends personne pour une fois. J'ai une confiance inébranlable en lui, comme je n'ai confiance en personne d'autres d'ailleurs. Je sais qu'il sera toujours là, quoi que je fasse, où que j'aille.

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